ARAGONESE BAGPIPE

classification | parties de la gaita ragoneise | doigté | peculiarités

CLASSIFICATION

Selon Alfonso García-Oliva Mascarós, dans son catalogue des gaitas du Musée de la Gaita de Gijon, la Gaita de Boto Aragonaise appartient aux Gaitas Européennes Occidentaux (groupe D) et plus en particulier à la Famille " ; Franco-Occitana". Cette famille est caractérisé principalement par la présence d'un seul siège frontal, d'une chanterelle (clarín) de section conique étroite avec un bourdon teneur (bordoneta ou tenoreta), disposés parallèlement.


La gaita de boto aragonaise est encadrée dans cette famille, malgré son chanterelle de large section, et appartiennent à cette famille la Boha des Landas (France), de section cylindrique. D'autres de cette famille sont les Musettes de 23 et 16 pouces du centre de la France (Berry, Bourbonnais, Nivernais, Morvan), la Chabretta de Limousin (France), la Cabrette d'Auvergne (France).

Gaitas de la même famille que la Gaita de Boto Aragonaise

Boha
Las Landas (France)
Chabretta
Limousin (France)
Musette
Berry, Bourbonnais, Nivernais, Morvan (France)
Cabrette
Auvernia (France)


"Cousines Germaines" de la Gaita de Boto Aragonaise ils sont celles de la Famille Méditerranéenne du même groupe D. Entre elles nous pouvons souligner la Zampogna (Italie), la Xeremia (Majorque) et le Sac de Gemecs (Catalogne).

"Cousines Germaines" de la Gaita de Boto Aragonaise
Zampogna (Italia)
Xeremia mallorquina
Sac de Gemecs catalán

 

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PARTIES DE LA GAITA DE BOTO ARAGONAISE

La Gaita de Boto Aragonaise, comme presque toutes les cornamuses de la famille franco-occitana et d’autres de la péninsule, il est composé de:

• un bordoneta, de constitution analogue au bourdon mais en produisant une note un huitième la plus aiguë que celui-ci. Il utilise aussi canne
• un réservoir ou boto (de là son nom de famille) pour stocker l’air, composé d'une peau complète de chevreau, tannée et avec les cheveux retournés vers l'intérieur, dont la capacité est de quelque 25 litres, très semblable à ceux utilisés pour transporter du vin, imperméabilisé avec des matières grasses animales ou synthétiques. Dans le col de la chèvre on attache un souche avec deux trous où on dispose en parallèle (c'est la seule cornemuse de la péninsule dans laquelle ceci se produit) la chanterelle et le bourdon tenor. Attachés aux extrémités supérieures on mettent les souches du bourdon basse et du porte-vent.
• un porte-vent pour remplir le boto d'air, pourvu d'une clapette antiéchappe et attaché à la patte droite avant du boto.
• une chanterelle, tube fondamental qui dispose de 7 orifices dans la face antérieure et un dans ce qui est postérieure pour articuler la mélodie, plus deux orifices de résonance proches à la cloche. Il utilise anche de double languette. La chanterelle admet doigté ouverte et semi-fermée, bien que la grande majorité des gaiteros aragonais utilisent la doigté ouverte, en obtenant, approximativement, une échelle. Les tonalités les plus habituelles sont DO majeur (La mineur), FA majeur (Re mineur, peu habituel) et DO mineur
• un bourdon basse qui produit un basse continu. Il utilise anche simple. Bourdon basse et bourdon tenor sont affinés en DO, dans deux et une huitième inferieure, respectivement, au tonique de la chanterelle. La mise en place du bourdon basse est aussi particulière, puisque on place sous le bras droit face à la face à la connaissance esthétique galicien-asturienne de l'inviter au-dessus de l'épaule.
• un bourdon tenor, de constitution analogue au bourdon basse mais en produisant une note un huitième plus aigue que celui-ci. Il utilise aussi anche.


Boto (réservoir) avec la vue de l’attaché des souches
Porte-vent (avec souche et clapette)
Souche des chanterelles
Chanterelle
Bourdon basse (avec régulateur, souche et anche)
Bourdon tenor (avec tégulateur et anche)

 


Pourquoi mettons-nous le nom de famille "de boto" à la cornemuse aragonaise?


En Aragon on appelle "gaita" tant à ce qui est dulzaina comme à la cornemuse, en l'appelant "gaitero" à ce qui est joueur de chacun de ces deux instruments musicaux ou même à ce qui est tambourineur. Nous distinguerons donc à la cornemuse, en la nommant avec le nom du récipient d'air : boto.


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DOIGTÉ

Le doigté de la Gaita de Boto Aragonaise ne diffère pas beaucoup des doigtés des autres cornemuses de la péninsule ou même des autres cornemuses du monde.
Admet tant doigté ouverte comme fermée, bien que la grande majorité des gaiteros aragonais utilisent le doigté ouvert.

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PARTICULARITÉS DE LA GAITA DE BOTO

Vêtement imprimé

Le boto (réservoir d’air) est habillée avec une toile imprimée de couleurs vives; en étant celle-là la peau complète du corps d'animal (cabrito), il donne un aspect de vêtement de jeune fille, puisqu'il termine dans des volants.
Il compte une légende, qui à une époque déjà oubliée, la gaita de boto n'avait pas vêtement, et portait le réservoir à l'air. Dans une certaine partie d'Aragon, vivait un gaitero qui était aveugle. Il avait la jeune fille qui a rendu malade et elle est mort. Et cet aveugle aragonais gaitero, pour pouvoir rappeler à sa fillette, a mis un des vêtements de sa fille sur le boto, d'une telle manière, que, chaque fois qu'il touchait avec sa gaita, il était fait ainsi à l'idée d'avoir à sa chère fille embrassée… Les autres gaiteros aragonais, en voyant cette façon de protéger le réservoir, avec ce vêtement, ont été peu à peu et par imitation, en adoptant cette façon d'habiller à la gaita qui a subsisté jusqu'à nos jours.
On sait que certain vieux gaitero avait même plusieurs vêtements qu'il utilisait selon la festivité ou une partie de la festivité où il jouait, comptait ainsi, parmi eux, avec un vêtement pour les verveines, un autre pour les actes officiels, religieux…
La vérité est que ce vêtement protège ce qui est gaiteros des matières grasses qui sont appliquées à l'intérieur de la botte pour leur imperméabilisation.

Peau de couleuvre

La gaita de boto est généralement construite avec bois de buis (arbuste abondant dans les Pyrénées), bien que dernièrement quelques constructeurs utilisent du bois d'ébène, de bois-rose, de l'buis américain… et autres bois nobles qui, comme tels, courent le danger de fissurer, dû tant aux changements climatiques comme à l'humidité communiquée par la vapeur de l'haleine du musicien ou joueur. Pour éviter, dans la mesure du possible, cet effet néfaste, en Aragon et depuis très longtemps, nous avons opté pour celui couvert des tubes de la gaita avec peau de couleuvre, c'est-à-dire, nous l'utilisons comme couverture thermique, en donnant en outre à l'instrument une plus grande robustesse.
Le sens de cette particularité a plusieurs explications, et comme nous avons pu entendre ou lire :

• la première est parce qu'ainsi les femmes n'osaient pas toucher ce qui était donné la peur que leur imprime ce reptile
• dans les régions de la Jacetania et de Monegros on dit que, s'il n'est pas couvert, il ne sonne pas égal, d'autres affirment qu'il a été toujours fait ainsi.
• dans la Communauté aragonaise il existe beaucoup de croyances et superstitions, étant ce reptile un des protagonistes animaux; on connaît certaine bâton couverte avec la peau de serpent ou la tête taillée à pointe de rasoir ou, sans aller plus loin, sont eue nouvelles de quelqu'un courroie couverte avec couleuvre.
• et d'autres, qui paraît être le plus juste, disent que de cette manière la matière grasse de la peau du reptile protège un bois si fragile, comme le buis, de se de se fissurer.

Quelques artisants ils assurent qu'un instrument fissuré et couvert avec la peau de serpent maintiendrait le raffinage comme si rien l'était passé.

Taillage des tubes sonores

Beaucoup de bergers aragonais complétaient leur tâche avec celle de gaitero, donné le bas salaire que cet office tellement sacrifié leur reportait. Ces longues journées aù champ en veillant le bétail, et pour pallier l'ennui, leur permettaient d'effectuer de véritables oeuvres d'art en taillant à rasoir tout type d'instruments de cuisine, clapets pour ce qui est esquilos ou y compris les parties de la gaita qui n'avait pas été couverte avec la peau de couleuvre, voir, le souche des chanterelles, les gobelets des bourdons ou ce qui est porte-vent.

Les motifs taillés étaient floraux, symboles solaires, animaux magiques… Outre cela, le bois le permettait, le buis, ses particulières caractéristiques de texture, dureté et fini ont toujours fait de d'elle un bois idéal pour polir, décorer et confectionner des objets durables.
De nos jours ces travaux sont chargés experts talladores qui par un prix modique ornent d'une manière magistrale toutes ces parties de la gaita.

 

Vêtement avec volants de la gaita de boto
Détail, cuvrir les tube
Détail, taillé la coupe de la souche

 

Une autre caractéristique péculiaire de cette cornemuse est celle de obscurssicement du buis avec acides ou en enterrant les tubes sonores dans le fumier.

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